Thursday, 6 December 2018

Hypothèse

Après avoir visionné l'excellent documentaire sur l'affaire dite du "petit Gregory" intitulé " La Malédiction de la Vologne"  j'avance une théorie :
Le corbeau est l'assassin.
Michel Villemin, petit frère, pratiquement illétré, de Jean-Marie,  pétri de haine vis à vis de la réussite de son ainé qui, à 25 ans seulement, a été promu contremaître, commence une campagne de coups de fil et de lettres anonymes 

( celles-ci écrites avec moult fautes et d'une écriture quasi-enfantine ) et ce, pendant deux années.
Un jour lui vient l'idée d'enlever le fils tant aimé de ce frère détesté et de le mettre à mort.
Il convainc Bernard Laroche, son cousin, de lui donner un coup de main avec l'aide de Murielle Bolle, sans lui dire la finalité de son plan. 

" C'est juste pour lui faire peur, au chef ! "  lui a peut-être t-il dit.
Bernard emmène le petit chez son oncle et sa tante ( Marcel et Jacqueline Jacob ) à la demande de Michel qui veut le mettre en confiance. Il prend sans doute un goûter chez eux. Peut-être eux aussi sont-ils dans l'ignorance de ce qui va arriver.
Au bout de trois heures environ, Michel vient rechercher le petit pour soi-disant le remettre là où celui-ci été enlevé ( devant la maison des ses parents ) mais, en fait, termine son projet ahurissant en faisant probablement avaler à l'enfant une boisson remplie de somnifères et, après l'avoir ligoté,  le jette dans la Vologne.
 

Ensuite, tout le monde se tait.
Bernard, complice de l'enlèvement, a peut-être approuvé le crime, lui qui est resté simple ouvrier, a une femme qui n'est pas un modèle de séduction, et dont l'enfant présente des signes de handicap mental. En bref, tout le contraire de ce que possède Jean-Marie, garçon brillant, dont la femme est plutôt mignonne, et dont le fils est si enjoué et intelligent.
Murielle aussi se tait jusquà ce jour où, torturée par des scrupules qui la bouffent de l'intérieur, elle va en cachette de tous, raconter ce qu'elle sait à la gendarmerie.
 

Trois jours après, parce que le juge a cru bon se confier aux journalistes, elle se fait corriger par sa famille et finit pas se rétracter.
Lamentable affaire. Le jour de la confession de Murielle, la résolution de l'histoire était pourtant à portée de main.


Le plus odieux, dans tout ça, est que ce crime n'a été mu que par la haine et l'envie au sein d'une famille.
Triste.